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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 08:24

LIBEL_Izieu_couv_premiere.jpg

 

Le 18 novembre 1943, pleurant l'arrestation

de sa maman deux jours plus tôt à Annecy, 

le petit  Samuel Pintel se réfugiait

à la colonie d'Izieu.

 

"Il faisait froid, comme aujourd'hui.

J'étais en culottes courtes, avec juste un gilet

et rien d'autre", confie-t-il à Myriam Karsenty

du Dauphiné libéré.

 

Ayant déjà échappé à la rafle du Vel'd'Hiv

le 16 juillet 1942 (son père étant prisonnier

de guerre, la famille ne figurait pas sur les

listes des Juifs que le régime collabo

de Vichy allait donner aux Allemands),

 

Samuel Pintel ne connut pas l'horreur du 6 avril

1944 à Izieu. Du camp de Drancy où elle avait

été internée, sa mère eut l'intuition de lui faire

quitter la maison en janvier de la même année.

A Chambéry, il retrouva Jeanne Bosselut, leur

voisine de palier venue le chercher depuis Paris.

 

Aujourd'hui, Samuel Pintel avoue "avoir une dette

de mémoire imprescriptible" à l'égard des 44 enfants

exterminés qu'il connaissait tous.

 

"J'ai été un des derniers enfants à quitter la colonie

en vie", a-t-il récemment témoigné devant une classe

de troisième du collège de Valromey à Artemare (Ain).

 

Pour célébrer encore le chagrin, venez donc au CDI

consulter le livre de photographies, prises au temps

où  le soleil de l'insousiance essayait de l'emporter

sur l'ombre de la barbarie.

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